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Sauvons notre patrimoine

Je suis, depuis toujours, une amoureuse du patrimoine. C’est avec fierté que j’ai appris par les médias qu’Action patrimoine, un organisme privé à but non lucratif qui œuvre depuis 1975 à protéger, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine bâti et les paysages culturels du Québec, s’installera toute la journée du samedi 5 décembre à la maison Paul-Émile Borduas, louée pour l’occasion, afin d’y  tenir son lac à l’épaule.

La mission de cet organisme, reconnu comme organisme de référence en patrimoine par le Gouvernement du Québec, se traduit par des actions d’éducation, d’édition et d’intervention auprès des citoyens, des entreprises, des institutions et des divers paliers de gouvernements.

La maison Borduas a été acquise, en 2001, par une petite fondation formée aussi d’amoureux du patrimoine. En 2007, la fondation en a fait don au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire pour en faire un centre d’interprétation. Cette maison qui présente un grand intérêt architectural a été classée «Bien culturel» par le gouvernement du Québec. Ce n’est donc pas étonnant que l’organisme Action patrimoine l’ait choisi pour tenir ses assises et en profiter pour évaluer les sites patrimoniaux de notre ville.

Rappelons qu’Action patrimoine, dans une lettre restée sans réponse, en date du 13 novembre 2013, adressée au maire nouvellement élu, M. Yves Corriveau,  demandait par résolution à la municipalité de « constituer en Site du patrimoine, en vertu des pouvoirs que lui confère la loi sur le patrimoine culturel du Québec, le Parc de l’érablière et l’infrastructure qui sert à la mettre en valeur – La Maison amérindienne – en raison de l’intérêt patrimonial du paysage urbain unique qu’ils composent pour l’ensemble des citoyens de la ville de Mont-Saint-Hilaire et pour l’ensemble des Québécois ».

L’organisme Patrimoine hilairemontais qui a appuyé cette démarche par résolution a aussi interpelé les élus ce printemps, lors d’une séance publique, pour savoir où en était le dossier. Les mois passent et toujours rien.

Notre Comité de citoyens du quartier 5, qui n’a rien à voir avec l’Association des citoyens, surveille avec attention le devenir du boisé et de la zone A16 puisque les deux font partie de notre environnement. On sait seulement que  la ville et le Centre de la nature travaillent de connivence, mais aussi en contradiction. D’une main les deux veulent faire désigner le Parc de l’érablière comme Réserve naturelle privée pour le protéger à perpétuité, ce qui est louable, mais de l’autre main ils veulent aussi créer deux accès supplémentaires à l’érablière par la rue de L’Heure mauve et la rue Ducharme, sans tenir compte des deux grands accès de la Montée des Trente. Ils sont en contradiction avec cette approche puisque le Centre de la nature souhaite depuis toujours n’avoir qu’un seul accès à la montagne. Multiplier les accès, c’est tuer le boisé à petit feu en augmentant les risques de voir apparaître de nouveaux sentiers. La vigilance citoyenne est donc de rigueur pour arrêter ces « fossoyeurs de l’érablière ».

 

Ellen Nutbrown

Mont-Saint-Hilaire

Quartier 5

 

 

   

 

 

 

 

 

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