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Une vue du point de presse organisé vendredi dernier. De gauche à droite, Sylvie Lapalme, directrice Services des finances; Daniel Desroches, directeur général, le maire Yves Corriveau, et Pierre Tadros, directeur Services aux citoyens et communications. Photo : Pierre Chapleau/Les Productions Prac
Une vue du point de presse organisé vendredi dernier. De gauche à droite, Sylvie Lapalme, directrice Services des finances; Daniel Desroches, directeur général, le maire Yves Corriveau, et Pierre Tadros, directeur Services aux citoyens et communications. Photo : Pierre Chapleau/Les Productions Prac

Mont-Saint-Hilaire : une hausse de 2,95% de la taxe foncière

Le conseil municipal de Mont-Saint-Hilaire a adopté lundi en soirée un budget de 33 116 500$, en hausse de 1,02%, soit 334 800$ de plus en comparaison à l’exercice financier de 2014.

Le contribuable hilairemontais qui a une résidence unifamiliale d’une valeur de 382 900$ devra payer 3288,45$ alors que le montant était de 3194,08$ en 2015. La hausse est de 2,95% ou 94,37$ pour ladite résidence. Le taux de la taxe foncière générale est de 0,5108$ par tranche de 100$ d’évaluation; la taxe régionale est de 0,1848$, ce qui fait un total de 0,6956$. Le taux de la taxe non résidentielle et industrielle est de 1,6871$; celle des terrains vagues desservis a doublé pour atteindre 1,0434$.

«Le pacte fiscal (300 000$ exigés par le gouvernement du Québec), on ne l’a pas assumé l’an dernier comme l’ont fait la majorité des villes en augmentant les taxes, commente le maire Yves Corriveau, lors d’un point de presse tenu vendredi dernier. Cette année, on l’assume.» Ce montant qui est devenu récurrent «a été financé en grande partie avec les surplus de l’an passé», a ajouté Daniel Desroches, directeur général.

Revenus et dépenses

Comme partout ailleurs, Mont-Saint-Hilaire tire le plus gros de ses revenus de la taxe foncière. À ce chapitre, en comparaison au budget de 2015, la Ville retire 1 323 400$ de plus, mais seulement 285 600$ constituent de nouveaux revenus provenant des nouvelles constructions et rénovations. L’augmentation du taux de taxes foncières de 2,95% a permis de récupérer 582 400$ tandis que la tarification et les terrains vagues desservis ont apporté respectivement 268 500$ et 180 000$.

Sur le plan des dépenses, la Ville enregistre une augmentation de 625 800$, soit 3,39%. Sylvie Lapalme, directrice Services des finances explique que les plus gros montants vont, entre autres, à l’organisation des consultations sur des investissements en 2016 (114 500$), à la confection du plan d’urbanisme (114 500$), et aux loisirs et culture, notamment pour le 50e anniversaire de la Ville et la création d’une carte de loisirs en partenariat avec la Ville de Beloeil (160 000$). Notons en outre que les quotes-parts aux organismes régionaux ont baissé légèrement de 49 400$ pour se situer à 8,3 M$. Le service de la dette à long terme et le remboursement du fonds de roulement ont coûté, eux, 245 100$ (5 211 200$ en 2016 contre 4 966 100$ en 2015)

Dette et PTI

La dette totale, elle, devrait atteindre à la fin de 2016 un montant de 62 620 194$. La dette à l’ensemble serait de 46 752 993$ à la fin de l’an prochain. Les riverains, eux, devront assumer une dette de 3,8 M$. Le maire a tenu à expliquer que la politique de la gestion de la dette a été déjà mise en branle même si elle n’est pas encore adoptée. Un tableau comparatif avec d’autres villes ayant entre 10 000 et 25 000 habitants montre que Mont-Saint-Hilaire a réduit son endettement. En 2014, celui-ci était de 1,90$ par tranche de 100 de richesse foncière uniformisée (RFU) alors qu’en 2009, il dépassait 2,20$.

Quant au programme triennal d’immobilisation (PTI) 2016, 2017 et 2018, le montant prévu frôle les 50 M$. L’an prochain, ce sont des investissements de 20,1 M$, dont la moitié va aux infrastructures, notamment les travaux concernant le chemin de la montagne (3,5 M$), et la réfection des rues Centre-Civique et Honorius-Charbonneau au coût de 2,6 M$. Dans le secteur des bâtiments, la construction et l’aménagement de la caserne pour le service incendie vont nécessiter 3,7 M$ en 2016 et 3,6 M$ en 2017. Un peu moins de 1 million va pour les parcs et les espaces verts.

Au cours de 2017 et de 2018, la Ville prévoit dépenser 5 M$ dans la rénovation de l’hôtel de ville. D’autres enveloppes ont été réservées pour la construction d’un pavillon aux abords de la bibliothèque, destiné à l’organisation d’événements culturels (50 000$), et d’une clôture le long de la voie ferrée (350 000$ sur trois ans).

«Bâtisseurs de notre communauté»

L’an dernier, l’administration Corriveau avait choisi le thème «à la croisée des chemins» pour illustrer le budget 2015. Le maire faisait valoir que la «pause dans le développement» de la Ville devait se faire en raison des exigences du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD)*. Les consultations qui ont eu lieu au cours des derniers mois concernaient justement le genre de développement qu’on souhaiterait mettre de l’avant dans le cadre du PMAD.

Le maire a évoqué le thème «à la croisée des chemins», pour dire que si son administration prenait la voie située à droite, cela se traduirait par «des orientations unilatérales : on développe sans consulter; et on aurait pu tourner à gauche, ça aurait été vraiment une orientation à court terme, c’est-à-dire pour se faire réélire : on coupe les dépenses, on coupe les investissements, on baisse le taux de taxation». Un pareil chemin, poursuit le maire, signifie «pelleter par en avant». Jamais, jure le premier magistrat, son administration ne prendrait un chemin pareil. D’après lui, ce sont les «orientations collectives» qui vont prédominer, d’où le thème du budget 2016 «Bâtisseurs de notre communauté».

* Le PMAD fixe le seuil de densité minimale à 40 logements à l’hectare pour les développements se trouvant dans un rayon de un kilomètre d’une infrastructure de transport en commun (TOD ou transit-oriented development). Traditionnellement, un quartier de maisons unifamiliales possède une densité variant entre 8 et 10 logements à l’hectare. Le développement résidentiel à Mont-Saint-Hilaire concerne en ce moment la zone A-16, située sur le chemin de la Montagne (hors TOD), la zone H-105, derrière les Résidences Soleil (qui chevauche le TOD), et le terrain de l’ancien camping Laurier (dans le TOD).

 

 

 

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