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Lorsque les grands-parents sont absents…

Depuis quelques mois, nous abordons différentes facettes du rôle et de la vie personnelle des grands-parents. D’après les commentaires reçus, il semble que les sujets abordés correspondent aux réalités vécues par les familles d’aujourd’hui.

Les valeurs familiales reviennent à la mode après une époque où triomphait le moi-moi-moi, qui avait elle-même succédé à une période de sacrifices pour les générations précédentes. L’équilibre entre le développement personnel et les responsabilités familiales permet d’envisager un mode de vie de plus en plus susceptible d’assurer notre bonheur. Même si nous avons plus de possibilités d’être heureux et en santé de nos jours, il faut remarquer que le stress dû au manque de temps touche chacun d’entre nous.

Pourquoi ces absences?

Il semble aussi que les familles dont les grands-parents sont absents envient celles qui peuvent compter sur eux. Il peut y avoir plusieurs raisons à ces absences: décès à un jeune âge de l’un des grands-parents; maladies incapacitantes chez des grands-parents très âgés; déménagement dans une ville lointaine, une autre province ou un autre pays; conflits familiaux majeurs occasionnant le bris des liens; mésententes qui rendent les rencontres insupportables; ou simplement, refus des parents de maintenir ces liens ou choix des grands-parents de ne s’occuper que d’eux-mêmes.

L’impact sur les jeunes familles

Lorsque l’enfant naît, le cercle de famille s’agrandit, et une cohorte de responsabilités s’enlignent. Les nouveaux parents craignent les maladresses, et la fatigue des nuits écourtées les rend plus vulnérables. Ils ont besoin d’être reconnus dans leurs nouvelles habiletés et de partager l’émerveillement qu’ils éprouvent en prenant dans leurs bras ce nouvel être tout mignon qui vient de naître. Ne pas ressentir cet appui crée un vide, même si les jeunes parents se débrouillent bien.

L’enjeu qui ressort le plus souvent est le manque d’aide lors de situations tels les retards causés par la circulation, les rendez-vous d’urgence chez le médecin ou les congés pris pour donner au couple le temps de se retrouver.

Mais c’est surtout la privation de l’amour inconditionnel des grands-parents que les parents ressentent chez leurs enfants. Ce qui manque le plus aux familles sans grands-parents, c’est le manque de relations affectives empreintes d’attachement et d’engagement, peu importe les circonstances et cela sans jugement. L’art de calmer les conflits vient avec la sagesse, et l’absence de conciliateurs dans une famille laisse craindre une aggravation des heurts entre les membres.

Les moments difficiles

En plus des situations où l’appui des grands-parents est relativement urgent, il y a les maladies graves où leur aide est indispensable; il y a aussi les anniversaires des enfants, les rentrées scolaires, les spectacles, les tournois sportifs… Ne pas être vus et reconnus par leurs grands-parents éveille chez les jeunes une certaine tristesse.

La grande famille

De plus en plus, on reconnaît que le fait d’être entouré par une grande famille, toujours disponible sans être envahissante ou critique, est un facteur de santé globale et favorise la guérison lors de maladies graves. Ne pas en avoir suscite de nombreux stress, car si l’autonomie est nécessaire, sans soutien c’est un fardeau.

Ainsi, de jeunes familles adoptent des grands-parents, et des aînés se rendent disponibles pour combler en partie certains vides. Alors, la solidarité est maintenue!

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