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Une carrière exceptionnelle avec dix coupes Stanley et une intronisation au Temple de la renommée du hockey
Photo: Collection personnelle de Serge Savard
Une carrière exceptionnelle avec dix coupes Stanley et une intronisation au Temple de la renommée du hockey Photo: Collection personnelle de Serge Savard

L’incroyable destin de Serge Savard

Il fut le dernier directeur général du Canadien de Montréal à remporter la coupe Stanley, il y a de cela 22 ans. L’année 1993 était pour Serge Savard celle de sa dixième coupe Stanley. Notre entrevue s’est déroulée au restaurant L’express de Saint-Basile-le-Grand, où le «Sénateur» m’avait convié.

Un destin incroyable

Une carrière exceptionnelle avec dix coupes Stanley et une intronisation au Temple de la renommée du hockey Photo: Collection personnelle de Serge Savard

Une carrière exceptionnelle avec dix coupes Stanley et une intronisation au Temple de la renommée du hockey
Photo: Collection personnelle de Serge Savard

Serge Savard est né le 22 janvier 1946; c’était un an après la conclusion de la Seconde Guerre mondiale. Serge est originaire du village de Landrienne, en Abitibi. C’est le propriétaire du magasin général qui a amené le dépisteur du Canadien à découvrir le talent d’un grand et exceptionnel joueur de centre du village. Avec l’approbation de ses parents, Serge, à l’âge de 15 ans, signait sa première entente avec le Canadien. Sa nouvelle organisation allait, au fil de son développement, le métamorphoser en un défenseur. Et quel défenseur!

Bonjour Serge, comment pensiez-vous sur la glace?

«Ma stratégie: faire la lecture du milieu ambiant; intégrer toute l’information à mes connaissances; comprendre la dynamique du contexte environnant; utiliser l’information acquise pour déterminer les bons gestes à poser et percevoir leurs implications sur les événements à venir. Le tout en quelques secondes.»

Vous avez vécu, en 2012, un moment important avec Hockey Canada. Lequel?

«L’organisation commençait un temple de la renommée sur le hockey. Jean Béliveau a été le premier à être intronisé. On m’a décerné cet honneur en 2012. J’ai été intronisé en compagnie de Pat Quinn et de Jim Gregory, anciennement des Leafs de Toronto.»

Au hockey, un talent comme le vôtre est rare. On rapporte qu’au pensionnat, vous pratiquiez le hockey quotidiennement pendant plusieurs heures. Était-ce pour contrer l’éloignement familial?

«Ce n’était pas la raison principale. Un talent, c’est avant tout naturel. Lorsque tu as un talent, seul le travail répété permet de le développer.»

Notons que Serge Savard a remporté en 1969 le Trophée Conn Smythe et, en 1979, le Trophée Bill Masterton. Ce trophée est remis pour la persévérance et le dévouement d’un hockeyeur envers son sport. Le Sénateur a conclu sa carrière de hockeyeur en 1983 avec Winnipeg. En 1994, il était nommé officier de l’Ordre du Canada et, en 2004, il devenait chevalier de l’Ordre national du Québec. Le 18 novembre 2006, le Canadien retirait son chandail.

Avez-vous bénéficié d’une influence familiale en affaires?

«Bon entrepreneur, mon père possédait une beurrerie à Landrienne.»

Serge Savard s’est toujours tenu à la fine pointe de l’actualité et il continue de l’être. Cela, autant en matière de sports et de politique qu’en affaires.

Quel est pour vous le secret de la réussite dans le milieu des affaires?

«Le secret est d’être bien informé. Recherchez constamment la bonne information

Durant votre carrière, les journaux rapportaient que certains de vos coéquipiers auraient bénéficié de vos conseils afin de faire fructifier leurs avoirs. C’est vrai?

«J’ai découvert l’immobilier et d’autres formes d’investissement en très bas âge. J’y portais un grand intérêt, et on a parfois sollicité mon avis.»

Pourquoi l’immobilier?

«C’est une façon plus visible de faire de l’argent. Si tu regardes un immeuble à revenus sur une hypothèque de 20 ou 25 ans, tu pourras prévoir quel sera ton portefeuille immobilier dans 25 ans.»

C’est donc une forme d’investissement plus sûre?

«Je dirais plus visible. C’était du moins ma perception.»

Vous avez toujours eu un beau portefeuille immobilier, lequel incluait même le Château Champlain?

«Oui! J’ai encore le premier immeuble que j’ai acheté lorsque j’étais joueur. J’ai toujours investi dans l’immobilier.»

Qu’est-ce que Thibault, Messier, Savard et associés?

«C’est une firme immobilière que Bernard Thibault, Mario Messier et moi avons fondée en 1989. Notre équipe est complétée de plusieurs associés. Notre siège social est à Montréal. Je détenais un tiers de cette firme lorsque j’ai vendu et quitté l’actionnariat. Je n’ai pas quitté la firme en soi; je resterai à son service jusqu’en 2020.»

Cette firme immobilière à capital fermé totalise depuis sa création des transactions qui dépassent un milliard de dollars et ce, principalement au Québec. Le secteur résidentiel et l’hôtellerie constituent ses principaux créneaux d’implication.

L’achat du Château Champlain a dû représenter une belle période?

«En fait, durant dix ans, notre firme immobilière a détenu 50 % des parts du Château Champlain. Nous étions associés à un groupe américain, la famille Walsh. Thibault, Messier, Savard et associés allait plus tard lui vendre toutes ses parts.»

Si mon calcul est bon, j’ai devant moi un homme de 69 ans?

«Pile! Je suis Verseau dans le zodiaque.»

Comment va Mme Savard?

«Très bien! Nous célèbrerons bientôt notre 49e anniversaire de mariage.»

Que diriez-vous pour décrire vos 49 ans de mariage?

(rires) «J’ai passé une belle vie. Je suis toujours très heureux, et être grand-père me comble au plus haut point.»

Merci Serge!

Thibault, Messier, Savard et associés inc.

1010, rue De La Gauchetière Ouest, bureau 600, Montréal

514 878-1010

http://tmsa.com

 

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