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Les grands-parents et la nourriture

Manger et boire revient plusieurs fois par jour tout au long de notre vie. Lorsqu’ils étaient jeunes, les grands-parents d’aujourd’hui mangeaient simplement les légumes de base comme des carottes, des pommes de terre et parfois des épinards. Ajoutons les plats traditionnels comme les tourtières et les desserts aux pommes, et parfois des oranges. Tous mangeaient en même temps à table après avoir récité le bénédicité.

Depuis les années 60, grâce aux nouveaux arrivants et à la prospérité économique, la nourriture s’est diversifiée, et les habitudes alimentaires se sont modifiées. Les nouveaux horaires de travail, la télévision et les cellulaires ont aussi changé nos manières à table. Puis, le lien entre le poids, l’alimentation et la santé est devenu un sujet de discussion incontournable, tout comme les allergies. Mais comme toujours,  nous mangeons et buvons pour le plaisir des bonnes saveurs et la convivialité.

Régimes alimentaires variés

Plusieurs personnes se nourrissent essentiellement de bouffe rapide et de boissons gazeuses et, même s’il est impoli de le mentionner, prennent du poids et risquent de développer des maladies. Certains, enfants comme adultes, sont dépendants des sucres, des gras trans et du sel, et s’en donnent à cœur joie quotidiennement.

À l’autre bout du spectre, il y a des végétariens qui ne mangent que des fruits et légumes biologiques crus ou chauffés à la vapeur, des légumineuses et du riz complet. Certains se permettent toutefois du poisson, des œufs et du fromage, et expérimentent des recettes au tofu.

Les chaînes de télévision, les revues et les sites web présentent leurs cuisiniers futés qui nous montrent des recettes simples ou gastronomiques. Les normes gouvernementales, quant à elles, nous enjoignent à diminuer notre consommation de viande et à manger plus de fruits et de légumes. Évidemment, une poutine de temps à autre n’est qu’un plaisir anodin!

Impacts sur nos vies

Faute de temps, jeunes et adultes s’empiffrent de repas expéditifs, et les lunchs sont composés à partir d’articles déjà emballés. Le dimanche est souvent consacré à la préparation des menus de la semaine.

Il est de plus en plus difficile de manger tranquillement en couple et en famille. Certains s’en font un point d’honneur et y arrivent, sans télévision ni cellulaire, profitant de ces moments pour se retrouver et nourrir aussi leurs liens affectifs. Dans certaines familles, les brunchs ou les repas du dimanche soir sont précieux, tandis que les enfants restent assis à table et participent à la conversation. Ces moments demandent motivation et organisation.

Comment fêter ensemble?

Pour les grands-parents, cette vie mouvementée exige des ajustements et une adaptation aux nombreux changements. Pensons à Louise et Maurice: leur fils François n’a pas pu prendre l’avion qui devait le ramener d’Afrique à cause de vents violents. La fête organisée pour l’anniversaire de Maurice doit donc être remise à la semaine suivante. Or, leur petite-fille Chloé, 10 ans, participera le même jour à un championnat provincial de gymnastique à 300 km de la maison, et ses parents l’accompagneront. Les grands-parents ne savent plus comment les recevoir. Heureusement, ils entretiennent d’autres contacts à l’extérieur… et sont heureux de leurs cours à l’Université du troisième âge!

 

2 Commentaire

  1. Reflète en grande partie la réalité des familles d’aujourd’hui qui parfois sont aux prises avec un agenda tellement chargé et organisé qu’un rien les désorganise. Loin de moi l’idée de porter un jugement je trouve ça tout de même un peu triste de sentir que ce mode de vie leur cause parfois beaucoup de pression et de tensions…
    C’est devenu un défi de bloquer du temps dans l’agenda pour une activité familiale lorsque l’on veut impliquer les 3 générations. Mais avec de la bonne volonté on réussit à atteindre cet objectif et à passer du temps de qualité ensemble où chacun repart avec le sentiment de s’être remplit un peu à la source que représente notre noyau familial…

  2. Encore une fois, ça nous ressemble beaucoup, les grands-parents. Nous voudrions faire les choses comme
    autrefois. Mais c’est difficile. Il semble que la vie ne fonctionne plus de la même manière. Cependant,
    les gens ont les mêmes besoins affectifs qu’autrefois. Entre autres, celui d’appartenir à un noeud familial et y participer est toujours là. Les humains ne changent pas. Seulement les coutumes changent. Il nous faut faire preuve d’adaptation et d’ingéniosité. J’ai beaucoup aimé la fin, où Claire Leduc mentionne que les grands-parents « sont heureux de leurs cours à l’Université du troisième âge ». Un beau clin d’oeil et un bel exemple du fait qu’il faut entretenir des liens et des activités également en dehors de la famille. Tellement juste. Claire D.

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