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Photo: Michaël Turcotte/ Archives
Photo: Michaël Turcotte/ Archives

Les citoyens donnent leur avis sur les pistes d’aménagement élaborées pour l’aire TOD

Création d’un corridor vert le long du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, mise en place d’une station de transport en commun intermodale, construction d’un carrefour giratoire, redynamisation du secteur commercial; voilà autant de pistes qui ont été proposées aux citoyens lors d’un atelier organisé à l’occasion de la consultation citoyenne sur l’aménagement de l’aire TOD à Mont-Saint-Hilaire.

Dans le cadre de la grande consultation citoyenne portant sur la mise à jour du plan d’urbanisme et l’aménagement de l’aire TOD, les citoyens avaient été invités, le 9 septembre dernier, à donner leur opinion sur les différentes pistes d’aménagement proposées par le Groupe SM.

Les urbanistes de l’entreprise se sont penchés sur les préoccupations émises par les citoyens lors de la rencontre du 17 juin afin de produire plusieurs pistes d’aménagement pour l’aire TOD, située dans un rayon d’un kilomètre autour de la gare. Les préoccupations ont été classées sous trois thèmes: identité, mobilité et milieu de vie; ce dernier a aussi été scindé en deux, communauté et environnement urbain. Les citoyens ont notamment souligné le fait que le secteur de la gare est un quartier-dortoir et un écoquartier en devenir; les autres sujets discutés incluent la valeur des espaces verts, de la nature et des parcs; l’importance de la vue et des paysages; l’absence de commerces de proximité; le transport en commun déficient, la congestion routière, les grands axes non conviviaux, la dépendance à l’auto et le réseau cyclable incomplet; ou encore les barrières physiques et l’enclavement du secteur. Des attentes ont aussi été formulées quant aux solutions à trouver pour répondre à ces préoccupations.

«Ce qu’on vous présente ce soir, ce sont des concepts et des enjeux», a d’abord expliqué Robert Chicoine, vice-président urbanisme et développement durable au Groupe SM. Lors de sa présentation, M. Chicoine a donné plusieurs exemples de ce qui se fait au Québec et à l’international, afin de montrer les différentes possibilités d’application des concepts. Les urbanistes ont proposé aux citoyens de Mont-Saint-Hilaire de créer un accès physique à la rivière, de verdir le boulevard de la Gare, de connecter les réseaux routiers, piétonniers et cyclistes afin d’améliorer la circulation dans la ville, de prolonger le boulevard de la Gare de l’autre côté du boulevard Laurier, de reconnecter les pistes cyclables du territoire, etc.

«Il faut toujours rêver en couleurs; après on calcule»

La densification, exigée par le PMAD, était au cœur des préoccupations sous différentes formes. Pour une majorité des gens présents, il semble illogique, voire dangereux de densifier un secteur près d’un endroit où des trains transportant du pétrole circulent. Plusieurs aimeraient que l’on trouve une façon de densifier la zone tout en préservant la vue sur la montagne. L’aménagement d’un boulevard Sir-Wilfrid-Laurier à échelle humaine a aussi semblé faire l’unanimité.

«Il pourrait y avoir une navette de la gare à la montagne les fins de semaine pour amener les gens vers les activités récréotouristiques», a proposé un citoyen. «Il manque de trottoirs à certains endroits le long du boulevard Laurier», a lancé une dame. «Il faudrait rapprocher le pôle commercial de la gare, ou faire un lien vers le boulevard », a suggéré une autre.

Bernard Morel, directeur du service d’aménagement du territoire, se fait rassurant sur la possibilité de répondre aux attentes des citoyens tout en suivant les directives du PMAD. «En urbanisme, ce ne sont que des compromis», souligne-t-il. Lors des prochaines rencontres, des modèles d’aménagement seront présentés aux participants. Même réponse quant à la possibilité de faire certains aménagements suggérés par les citoyens. «Il faut toujours rêver en couleurs, après on calcule. Le conseil a abordé la question en se disant: on va voir ce que les gens veulent, après on regardera combien ça coûte et ce que les gens sont prêts à payer», conclut M. Morel.

Aucun commerçant ne semblait s’être déplacé pour participer à l’atelier, une situation que déplore Bernard Morel: «Ils ont leur mot à dire. Ils sont difficiles à rejoindre, mais il faut les impliquer.»

Le site www.notremsh2035.com permet de connaitre tous les détails des rencontres et de participer à la discussion.

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