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Les aléas des saines habitudes

Quel lien y a-t-il entre l’interdiction de plonger dans le Richelieu, celle de griller une cigarette dans un parc, et l’espoir de voir un jour les fragiles cyclistes rouler sans avoir la peur au ventre d’être renversés par un véhicule automobile? La réponse en deux mots: sécurité et santé. Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté de Mont-Saint-Hilaire de joindre l’acte à la parole avec la mise sur pied de son Comité sur la santé et les saines habitudes de vie ( lire Plus de sécurité pour les cyclistes, plaide Mont-Saint-Hilaire et Il est désormais interdit de plonger à partir de la Place du quai). 

Ici dans la région, il a fait chaud l’été dernier avec des températures souvent proches de 30 °C. De la fenêtre de mon bureau, je regardais les jeunes sauter de la Place du quai, se laisser porter quelques instants par le courant jusqu’au quai inférieur, puis remonter et recommencer le jeu. Un bonheur! La réussite qu’a été le premier Grand splash hilairemontais témoigne de l’enchantement manifesté par les quelque 150 participants qui y étaient présents. Parlez-en aux coureurs qui, une fois leurs cinq kilomètres parcourus, ont eux aussi plongé dans le Richelieu cette journée. Ils vous diront: un pur bonheur!

Le Grand splash hilairemontais sera-t-il de retour l’an prochain? Le conseil municipal, qui a décidé d’interdire dorénavant l’utilisation des quais de la Ville comme tremplins, envisage quand même, peut-être, d’organiser l’événement à nouveau l’été prochain. Mais ce sera, dit le maire, avec l’aval des élus. Je vois d’ici ces jeunes et ces citoyens qui aimeraient bien avoir la possibilité de se rafraîchir et de s’amuser lors des journées de canicule. Pourquoi ne pas, le temps de quelques fins de semaine en juillet et en août, redonner l’accès au Richelieu à la population? L’investissement vaudrait le coup au regard de l’approche adoptée par la Ville sur le plan de la santé, un des principaux éléments sur lesquels repose le bonheur.

Il est aussi question de santé dans le règlement qui interdit désormais l’usage du tabac dans les parcs. Rien à dire là-dessus. J’étais fumeur; j’adorais les cigares. Je compatis toutefois avec ceux qui devront maintenant s’isoler pour savourer les arômes des Cohibas et autres Davidoff. C’est dans l’air du temps: on ne veut plus d’air enfumé, et on nous incite à abandonner l’auto et à opter pour le vélo dans nos déplacements.

Voilà en effet une saine habitude à faire sienne, mais toujours avec le risque d’être renversé par un automobiliste qui ne serait pas encore tout à fait conscient de l’existence de cyclistes sur la route. Ce n’est pas demain que la reine auto cèdera un peu de son pouvoir. À Montréal, j’ai abandonné le vélo. Je marche la plupart du temps pour me déplacer; et en plus de faire attention aux automobilistes étourdis, je surveille maintenant ces cyclistes sur le trottoir qui arrivent silencieusement par en arrière, en m’effleurant à une vitesse de 25-30 km/h. À quand un mini trottoir pour les piétons?

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