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Diane Lavoie indique à Beloeil la voie du futur.
Photo: Ville de Beloeil
Diane Lavoie indique à Beloeil la voie du futur. Photo: Ville de Beloeil

Le leadership de Diane Lavoie: Épouse, mère, grand-mère et mairesse de Beloeil

Beloeil-Station était en 1864 la toile de fond du plus grave accident ferroviaire de l’histoire de la Vallée-du-Richelieu. Le village de Beloeil a été fondé le 9 décembre 1903 et est devenu, onze ans plus tard en 1914, une ville. Voilà pour le passé. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de rencontrer la première magistrate de la Ville de Beloeil, la première mairesse de son histoire, Diane Lavoie.

Mme Lavoie, quel âge avez-vous?

«J’ai 53 ans! Je suis la grand-mère d’un p’tit bonhomme de trois ans.»

Quelle est votre plus grande qualité, et quel est votre plus grand défaut?

«Mon dynamisme, et mon impatience.»

Vos parents s’intéressaient-ils à la politique?

«Ils s’intéressaient à la politique, mais ils n’en ont jamais fait.»

Petite fille, à quoi étiez-vous le plus sensible?

«À l’injustice!»

Que représente pour vous le fait d’être la première mairesse de l’histoire de votre ville?

«Je ne recherche pas les honneurs. Par contre, si je peux préparer le terrain à d’autres femmes pour se présenter en politique, cet aspect-là m’interpelle. Si cela survenait, tant mieux.»

En tant que femme, à quoi êtes-vous le plus sensible dans votre milieu de vie?

«À ma famille, d’abord, et ensuite à tout ce qui touche l’humain: la pauvreté, les causes sociales, les différences entre la classe pauvre et celle riche au Québec. C’est pour moi difficilement compréhensible. Heureusement, j’ai la chance que quatre générations vivent sous mon toit familial, dont mon petit-fils. Lors des moments plus difficiles de la politique municipale, une caresse ou un bisou de mon petit-fils Vincent, et Mamie est à nouveau énergisée!»

Quelles ont été les sources d’influence dans votre vie?

«En premier lieu, ma mère, qui a su inculquer à ses filles le droit de vivre leurs rêves. Elle croyait à l’équité entre les hommes et les femmes. René Lévesque m’a aussi influencée. Il était près de la population. Des hommes de sa qualité, on n’en voit plus beaucoup. Deux politiciennes ont été pour moi très significatives: Andrée Boucher, qui a été la mairesse de Québec de 2005 à 2007, et Francine Ruest-Jutras qui, avec intégrité, a fait 30 ans de vie politique à titre de mairesse de Drummondville, qu’elle a contribué à développer.»

En quoi croyez-vous?

«Je crois toujours aux bonnes valeurs de l’être humain. Le potentiel entrepreneurial du Québec est énorme. Notre province regorge de richesses naturelles, alors sachons subvenir à nos besoins.»

Promouvons-nous suffisamment l’éducation?

«Non! Le meilleur héritage que des parents peuvent laisser à leur descendance, c’est l’éducation. Les coupures gouvernementales m’inquiètent. N’oublions pas d’aider les jeunes qui ont des difficultés particulières. Autrement, la société sera la plus grande perdante.»

Que pensez-vous de la nouvelle génération au Québec?

«La nouvelle génération se préoccupe de l’environnement. Les relations humaines, à cause de l’impact de sites comme Facebook et Twitter, m’inquiètent quelque peu au niveau de la communication interactive de personne à personne. Préservons l’importance du contact humain.»

 La politique peut-elle être une entrave à la vie amoureuse et familiale?

«C’est sûr! Au nombre d’heures que l’on passe en tant qu’élu au bureau dans une semaine, les soirs, parfois le weekend, les activités familiales peuvent être perturbées. J’ai déjà dû, à titre d’élue, quitter un repas familial pour revenir en catastrophe à cause du violent incendie qui a ravagé l’usine de récupération de balles de golf à Beloeil. En raison de l’opacité de la fumée du brasier, on avait dû fermer l’autoroute 20. En politique municipale, nous pouvons être requis à tout moment.»

À notre ère, qu’est-ce qui vous préoccupe le plus à l’échelle régionale, nationale et internationale?

«À l’échelle régionale, que le travail s’effectue avec beaucoup d’écoute et de respect, et avec une confiance réciproque. À l’échelle nationale, je souhaite que l’on reconnaisse la gouvernance municipale comme une de proximité. À l’échelle internationale, on aurait avantage à avoir une meilleure écoute envers les  autres nations du monde, de leur culture et de leurs coutumes, tout en conservant notre culture, notre identité et notre patrimoine.»

La femme moderne a-t-elle, selon vous, atteint sa pleine émancipation?

«Pas tout à fait! Cela se situe, à mon sens, au niveau des perceptions des gens. D’ailleurs, le Secrétariat à la condition féminine en est à revoir son plan d’action pour l’égalité homme-femme. Il y a encore du travail à faire.»

Qu’est-ce qui vous préoccupe le plus sur le plan local?

«Je tiens à poursuivre le développement économique de Beloeil et l’aménagement de notre territoire. Je désire que les résidents trouvent de l’emploi, vivent et se divertissent localement.»

Quelle marque d’automobile conduisez-vous et pourquoi avez-vous choisi ce modèle?

«Je conduis une Ford Fusion EcoBoost. Ma voiture est confortable et performante.»

Quels restaurants fréquentez-vous à titre professionnel ou familial?

«J’ai beaucoup d’affinités avec les restos du Vieux-Beloeil tels que Le Jozéphil, le Bleu moutarde, le Bistro Mirepoix et le Trait d’union. Le type de rencontre déterminera mon choix.»

 

Hôtel de ville de Beloeil

777, rue Laurier, Beloeil

450 467-2835

http://beloeil.ca

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