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La face cachée du registre des armes à feu

La commémoration du drame de la Polytechnique nous rappelle l’horreur qu’ont vécue les familles des victimes et le Québec tout entier, il y a 26 ans. Il ne faut pas que ce tragique événement tombe dans l’oubli, mais sa récupération par certains politiciens à des fins purement électoralistes me dégoute.

Profiter de cet anniversaire ainsi que des événements de Paris et de San Bernardino pour annoncer la création d’un registre des armes à feu démontre un opportunisme honteux. Le registre n’empêchera pas de tels carnages, c’est faux de croire qu’une arme enregistrée ne peut servir à commettre un crime. De plus, la grande majorité des armes enregistrées sont des fusils de chasse. À ce que je sache, ces armes n’ont jamais été utilisées pour faire autant de victimes. Malheureusement, tant et aussi longtemps que l’accès aux armes automatiques sera permis et que la contrebande d’armes ne sera pas combattue, de tels événements se reproduiront, voilà la source du problème et ce n’est pas nécessaire de posséder un doctorat pour le comprendre.

Actuellement, le permis d’acquisition et de possession est amplement suffisant, car il permet de détecter les individus à risques. Investir des millions dans la création d’un registre est un gaspillage éhonté alors que l’éducation et la santé souffrent d’un sous financement.

Quand en aurons-nous assez de leur condescendance?

Marcel Bordeleau

Beloeil

 

 

 

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