Accueil » Articles » Actualités » Exposer pour sensibiliser
Alexandrine Germain a monté son projet dans le but ultime de sensibiliser ses collègues à la réanimation cardio-respiratoire et à l’utilisation d’un défibrillateur. Photo : Arnaud Hocquinghem
Alexandrine Germain a monté son projet dans le but ultime de sensibiliser ses collègues à la réanimation cardio-respiratoire et à l’utilisation d’un défibrillateur.
Photo : Arnaud Hocquinghem

Exposer pour sensibiliser

Le vendredi 25 avril en après-midi, l’École d’éducation internationale de McMasterville était le théâtre d’un rendez-vous fort attendu, soit l’exposition des projets personnels montés par les élèves.

L’ambiance était aux échanges, aux explications et aux démonstrations, tandis que les projets ne manquaient pas, au grand plaisir des parents qui se sont succédé tout au long de l’après-midi.

«C’est l’aboutissement des cinq années que les élèves font au secondaire, explique Mélanie Bérubé, directrice adjointe. Ils ont mené à terme leur projet personnel en choisissant un sujet qui leur plaisait et qui les intéressait.»

Guidées par un superviseur, Alexandrine Germain et Charlotte Dupont ont opté pour des sujets relatifs à la santé. «L’idée est née du travail que j’ai effectué en tant que sauveteuse dans les piscines», mentionne Alexandrine, qui a monté son projet dans le but ultime de sensibiliser ses collègues à la réanimation cardio-respiratoire et à l’utilisation d’un défibrillateur. Son kiosque présentait une vidéo, des brochures ainsi que des photos. «Il y a seulement 5 % de la population qui est capable de réanimer une personne ayant subi un malaise cardiaque. Et à l’école, on ne l’enseigne pas.» L’élève de 17 ans a réussi à donner une formation à une quinzaine d’élèves et dit espérer que l’expérience fasse boule de neige.

Charlotte Dupont, 16 ans, pense que son projet pourrait l’amener plus tard à s’intéresser à la psychologie. «J’ai un cousin qui est atteint d’un autisme léger, confie l’élève. Je voulais m’informer car lorsque j’étais avec lui, j’avais remarqué beaucoup de préjugés chez les gens.» Elle s’est informée auprès d’un médecin et a approché la Fondation les petits trésors afin d’élargir ses connaissances. «Chaque personne autiste est atteinte différemment», souligne Charlotte, qui a aussi pu recueillir des témoignages pour en faire une vidéo.

Les élèves ont dû suivre un long cheminement, lequel a commencé en quatrième secondaire par le choix du sujet. «Au début de la cinquième secondaire, ils entament le processus de création. Il y en a qui font de la vidéo, de la photo, des essais littéraires, etc. Fin février, ils sont évalués par des professeurs et s’autoévaluent. Aujourd’hui, c’est le point culminant», détaille Mme Bérubé.

 

Saïd Mahrady

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.