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Une vue du Vieux-McMasterville. Photo: Pierre Chapleau/Les Productions Prac
Une vue du Vieux-McMasterville. Photo: Pierre Chapleau/Les Productions Prac

Eaux usées: McMasterville doit convertir 20 % de son réseau

«La vieille partie est quasiment complétée à 90 %», informe le maire de McMasterville, Gilles Plante, en faisant référence au remplacement des conduites combinées, qui recueillent les eaux usées et les eaux de pluie. Le secteur résidentiel Alain va nécessiter aussi des travaux puisque seulement 60 % des conduites ont été séparées.

Celui-ci, situé dans le quadrilatère Bernard-Pilon, Yvon-L’Heureux, Mon-Loisir et 116, a été développé dans les années 1960-1970. «C’est là qu’on va mettre tous les efforts; on peut quasiment se servir de la totalité des sous de la taxe sur l’essence», explique le maire en désignant le Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec 2014-2018. M. Plante ajoute qu’il reste à convertir environ 20 % du réseau pour l’ensemble de la ville. Il précise qu’en l’espace de huit ans, environ 14 millions de dollars ont été investis dans l’amélioration du réseau d’égouts et d’aqueduc, dont de 6 à 7 M$ ont été payés par les contribuables. Le reste du montant provenait des subventions gouvernementales.

McMasterville, à l’instar de Mont-Saint-Hilaire, d’Otterburn Park et de Beloeil, est desservie par la Régie d’assainissement des eaux de la Vallée du Richelieu (RAEVR). La Ville a six ouvrages de «surverse» qui lui permettent de se débarrasser du trop-plein d’eau lors des périodes de pluie. En 2013, 17 débordements d’eaux usées et d’eaux de pluie ont été autorisés par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. En 2014, il y en avait 20.

Un réseau «normé»

La semaine dernière, Laurier Le Journal rapportait qu’au cours de 2013 et 2014, il y a eu 1552 rejets d’eaux usées dans la rivière. Ces débordements provenant des conduites combinées surviennent lors des périodes de pluie ou de fonte de neige, ou lors d’événements exceptionnels.

«À McMasterville, il n’y a pas eu de débordements non autorisés», affirme Charles Laliberté, directeur des Services techniques et de l’urbanisme. Il soutient que le ministère a approuvé la conception du réseau d’égouts de la municipalité et établi des normes de débordement par temps de pluie. Il ajoute que la Ville «ne peut pas “dimensionner” le réseau pour prendre toute la pluie, car ça coûterait trop cher». Ainsi, le diamètre des conduites retenues a été calculé en fonction d’une crue de récurrence de 20 ans, soit qui a seulement 5 % de chances de survenir dans une année.

M. Laliberté explique, d’autre part, que les Villes doivent entreprendre des travaux «selon une programmation “normée”» par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, et après «une étude pour déterminer le plus prioritaire à faire, sinon pas de subvention». Selon le maire Plante, qui est aussi préfet de la MRC, «plus les Villes vont séparer les conduites (pluviales et sanitaires), moins ça va coûter cher, moins on va traiter d’eaux usées». Il dit aussi qu’avant 1998, l’année de la construction de l’usine de traitement, les Villes jetaient leurs eaux usées directement dans la rivière.

Des appareils de mesure pour en apprendre un peu plus

En 2016, la RAEVR doit installer des appareils de mesure à proximité des 57 ouvrages de surverse, ce qui va permettre de connaître la quantité et la durée des rejets d’eaux usées dans le Richelieu. «La Régie fait deux vérifications par année en temps sec, explique M. Plante, qui agit aussi à titre de président de la RAEVR. Une fois installés (les appareils), on va avoir jusqu’à 150 lectures par an. C’est énorme! Lors de grosses pluies, le technicien saura quelle station déborde plus. Ça va nous aider à améliorer (notre gestion du réseau).»

M. Plante rappelle que dans les nouveaux secteurs qui ont été développés, la Ville de McMasterville exigeait que la construction de résidences respecte des normes précises. Elles devaient, entre autres, être munies de toilettes et de pommes de douche à faible débit.

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