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Une entrevue qui s'est déroulée sous le regard d'Alphonse Desjardins.
Photo: Les Portraits Rembrandt
Une entrevue qui s'est déroulée sous le regard d'Alphonse Desjardins. Photo: Les Portraits Rembrandt

Du 11 au 17 octobre se tiendra la Semaine de la coopération

La Semaine de la coopération voyait le jour au Québec en 1954. Depuis 1964, cette semaine coïncide avec la Journée internationale des coopératives d’épargne et de crédit. Le troisième jeudi d’octobre s’avère chaque année, pour le Mouvement Desjardins, un jour de célébration dédié à la coopération. On ne peut dénier l’apport considérable de la Caisse Desjardins de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire à notre collectivité. Nous rencontrons cette semaine Jacques Rémy, son directeur général.

M. Rémy, que signifie pour vous la coopération?

«C’est la coopération qui engendrait, le 6 décembre 1900, le Mouvement Desjardins. Par leur coopérative, des gens se sont donnés les moyens, les outils et les services qu’ils ne pouvaient s’offrir autrement. La beauté d’une coopérative, c’est que sa gouvernance repose sur le principe démocratique d’un membre, un vote.»

Que fait votre caisse pour sensibiliser notre collectivité au principe coopératif?

«Chaque fois que nous rencontrons nos membres, nous leur rappelons qu’ils sont propriétaires de leur coopérative. La caisse existe pour les aider à améliorer leur santé financière. Elle existe aussi pour soutenir notre milieu de vie et nos organismes, qui ont des besoins financiers pour accomplir leur mission.»

Les gouvernements appuient-ils suffisamment la création et la croissance des coopératives?

«Ils sont ouverts face aux coopératives. Des lois ont été adoptées au Québec en ce sens, notamment sur le plan des coopératives financières. Une belle initiative a été la création de la Coopérative de développement régional de la Montérégie. Elle aide à réaliser le projet coopératif des gens pour répondre aux besoins de leur collectivité.»

Le 22 février 2012, le Worldwatch Institute rapportait dans sa publication Vital Signs qu‘un milliard d’individus au sein de 96 pays de ce monde seraient membres d’un mouvement coopératif. Cela vous étonne-t-il?

«Ça fait plaisir à entendre! Il faut dire que le Sommet international des coopératives fait valoir la “différence” du concept coopératif. Il contribue aussi à faire comprendre aux coopératives le besoin de s’unir et de collaborer. La troisième édition du Sommet se tiendra au Québec, à Lévis, en 2016.»

L’étude de Gardner rapportait aussi qu’en 2008, les 300 plus importants mouvements coopératifs internationaux avaient déclaré des revenus généraux de l’ordre de 1,6 trillion de dollars. Qu’en pensez-vous?

«Qu’en regard de l’avenir, la coopération est capable d’engendrer des résultats spectaculaires.»

Que fait votre caisse en matière d’aide financière auprès des milieux de vie de la Vallée-du-Richelieu?

«Nous intervenons surtout par l’intermédiaire du Fonds d’aide au développement du milieu, l’offre de commandites et de dons et par le versement de ristournes à nos membres. Lors de l’exercice financier 2014, nous avons retourné 3,5 millions de dollars à notre milieu de vie.»

À titre d’exemple, notons l’intervention de la Caisse, à travers le Fonds d’aide au développement du milieu, au programme de lait-école offert par le Centre d’action bénévole de la Vallée-du-Richelieu (CABVR), à l’aide à l’éducation artistique accordée à l’Arrière-Scène ou encore par son soutien financier à la Maison Victor-Gadbois.

Votre caisse compterait sur son territoire 37 889 membres. Que fait-elle en matière de développement rural?

«Desjardins détient le plus important portefeuille de prêts agricoles au Québec. Les projets agricoles que nous finançons sont dépendants de différents facteurs pour assurer leur réussite. Nous nous préoccupons notamment de l’apport des abeilles. Ce sont elles qui polonisent les plantes et les cultures.»

La Caisse soutient-elle la création de nouvelles entreprises?

«En incluant les entreprises, les professionnels, les travailleurs autonomes et les OBNL, le nombre total d’entreprises et d’organismes faisant affaires avec notre caisse se chiffre à 3460. Ce qui inclut 15 coopératives œuvrant dans les secteurs de l’immobilier, de la culture, de la jeunesse et des services communautaires.»

Nul doute qu’en matière d’éducation, la Caisse Desjardins de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire contribue au mieux-être économique et social de sa collectivité. Desjardins se veut le premier groupe financier coopératif du Canada et l’une des institutions financières les plus solides en Amérique du Nord.

Quel héritage voulez-vous laisser dans la collectivité en tant qu’administrateur de la Caisse Desjardins de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire?

«Je veux laisser une caisse financièrement en santé et capable de promouvoir la coopération. Une caisse qui continue de contribuer à faire prendre conscience aux gens qu’ils sont capables de réaliser leurs ambitions en ayant des outils financiers pour les accompagner. N’oublions pas que la Caisse Desjardins de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire appartient à ses membres.»

Notons que la Caisse possède un actif de 1,3 milliard de dollars et un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de dollars. Ces statistiques répondent bien au souhait de Jacques Rémy, qui fait bénéficier à la caisse de son habile direction générale, accompagné d’une équipe mobilisée à bien satisfaire ses membres en leur offrant un service de haute qualité afin de lui permettre de préserver une solide santé financière.

 

Caisse Desjardins de Beloeil–Mont-Saint-Hilaire

830, rue Laurier, Beloeil

450 467-2000

 

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