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Histoire des gens d’ici

Louis Dulongpré et John Bainbrigge: deux artistes d’autrefois

Le mont Saint-Hilaire (Philip John Bainbrigge, aquarelle sur mine de plomb, 1842, Bibliothèque et Archives nationales du Canada, reprod. SHBMSH, P04 513)

La vie n’est pas toujours facile pour les artistes en arts visuels; souvent, il faut donner des cours pour boucler son budget ou profiter de l’aide financière d’un conjoint. Les choses n’étaient pas différentes autrefois. Les artistes les plus renommés possédaient un atelier à Montréal, mais les peintres moins connus étaient contraints de s’éloigner de la ville et d’offrir leurs ...

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Histoire de la Saint-Jean

Saint Jean-Baptiste et la patrie (Paul Caron, L’Album universel, juin 1903)

La Saint-Jean est une vieille célébration qui remonte à l’Antiquité. On fêtait alors les journées les plus longues de l’année, on célébrait le soleil, on s’adonnait au culte de la lumière. L’Église décréta bientôt que la fête païenne de la lumière serait la fête de la Saint-Jean-Baptiste. Plusieurs artistes commencèrent à représenter saint Jean-Baptiste dans des scènes religieuses, comme plus ...

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Les stock cars de M. Daigle

La Grosse Bertha crachant sa voiture dans un vacarme assourdissant, à Saint-Hyacinthe (Le Clairon, 8 juin 1951, p. 20)

Nos grands-parents se souviennent presque tous de ces dimanches après-midi où ils prenaient le chemin du Parc Mont-Saint-Hilaire pour assister à des spectacles de course enlevants. C’était au milieu des années 1950. Le pont de Beloeil­­–Saint-Hilaire existait depuis une quinzaine d’années, et les transformations urbaines commençaient à se faire sentir. Des commerçants s’installaient le long du boulevard Laurier, des entrepreneurs ...

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Les fréquentations d’autrefois

Le moment de la grande demande (Edmond-J. Massicotte, Les Canadiens d'autrefois, 1920, no 17).

De nos jours, deux jeunes qui s’aiment décident fréquemment de s’installer ensemble sans plus de cérémonie. Il n’en était pas de même autrefois dans nos paroisses, où le mariage était précédé par des fréquentations bien réglées. À moins qu’il ne s’agisse d’un voisin, les jeunesses (c’est ainsi qu’on appelait les garçons et les filles en âge de se marier) s’étaient ...

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Les voyages de plaisir à la montagne autrefois

Au pied des ruines de la croix, renversée par une tempête en 1846, la chapelle demeura un lieu fréquenté par les fidèles, qui venaient prier, gravaient leurs initiales sur le bois de la croix ou en rapportaient un morceau à la maison (SHBMSH, P25 5-22,04).

Au moment de l’inauguration de la croix du mont Saint-Hilaire en 1841, des bateaux à vapeur circulaient sur le Richelieu depuis plusieurs années, démocratisant les déplacements à cause du faible coût des billets. À compter de cette époque, les compagnies de bateaux à vapeur mettent sur pied des voyages de plaisir à l’intention des Montréalais qui veulent aller admirer la ...

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Médecins et sages-femmes de Beloeil autrefois

Le docteur Ernest Choquette fut également maire de Saint-Hilaire et écrivain réputé. Dans son livre de contes Carabinades, il nous introduit à ses activités de praticien.

À l’origine de nos paroisses, alors que les médecins étaient encore peu nombreux et qu’ils résidaient avant tout dans les quelques villes que comptait le Québec, les femmes sur le point d’accoucher faisaient appel à une parente ou à une voisine experte pour les aider dans ce moment difficile. Ces femmes expertes, souvent des veuves, étaient des sages-femmes. On ne ...

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Les maîtres d’école d’autrefois avaient du caractère

Nectaire Galipeau, maître à l’École modèle de Saint-Hilaire à compter de 1873. Il y enseigne l’arithmétique, le français, l’agriculture et la musique (Ozias Leduc, pastel sur papier, vers 1888).

Quand on considère le niveau de développement et la complexité du réseau scolaire au Québec, on a peine à imaginer à quel point la mise sur pied des écoles paroissiales fut lente et difficile. Les écoles n’apparurent que très lentement dans les campagnes de la province, bien après leur développement à Québec, à Montréal et à Trois-Rivières. À la fin ...

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Tentative de meurtre au mont Saint-Hilaire

L’abbé Charles Chiniquy, «l’apôtre de la tempérance» (Antoine Plamondon, huile sur toile, 1841)

Il est difficile de croire aujourd’hui qu’un endroit paisible et calme comme la montagne fut autrefois le lieu d’une tentative de meurtre et, le pire, à l’occasion d’une chicane de religion. Au cours des années 1800-1840, l’alcoolisme était devenu un véritable fléau aux États-Unis et au Canada. Les désordres publics se multipliaient, au point que les Églises protestantes et catholique ...

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Le mois de mai et les coutumes d’autrefois

Prières de mai devant la croix de chemin (Yvon Desautels, Les coutumes de nos ancêtres, p. 51; on y voit une gravure d’Edmond-J. Massicotte, non datée).

Autrefois, l’arrivée du mois de mai était reliée dans nos paroisses à beaucoup de croyances remontant à l’ancien temps ou plus simplement à certaines activités qu’il fallait entreprendre avec le retour du printemps. Quand la région du Richelieu commença à se développer, on avait oublié depuis des générations le lien qu’avaient les célébrations du 1er mai avec l’Antiquité romaine. Seules ...

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Le nid d’amour des bourgeois de Montréal

L’Hôtel Iroquois, vers 1890 (SHBMSH, P01 1-33,02)

Il est difficile de s’imaginer aujourd’hui qu’il y eut autrefois au mont Saint-Hilaire l’un des plus gros hôtels des environs de Montréal. Il s’appelait l’Hôtel Iroquois, et sa construction remontait à 1874. Il était situé non loin de l’actuel pavillon des Visiteurs du Centre de la nature. L’appellation Iroquois provenait peut-être du fait que Thomas Edmund Campbell avait dirigé les ...

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