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La cantine Bernard une seconde transaction en 53 ans

La Cantine Bernard, comme l’a déjà dit Paul Arcand à son émission radiophonique Puisqu’il faut se lever au 98,5 fm, se veut une réelle institution au sein de la Vallée-du-Richelieu. Nous avons eu des nouvelles de cette légendaire cantine, mais avant, un peu d’histoire.

1961. Armand Bernard fonde la Cantine Bernard, dont le rayonnement bénéficie toujours au village de Sainte-Madeleine.

Au cours de son vécu de 53 ans, cette institution n’aura changé de mains qu’à deux reprises. Homme de décision, Armand Bernard n’avait qu’une parole. Il était l’incarnation même de la pensée entrepreneuriale de son époque. Celle où «l’huile de bras» comptait le plus.

Sa cantine, c’était l’œuvre de sa vie. Il l’a fait grandir, diversifier son menu et prendre de la maturité. Cette cantine a toujours fait l’envie de ses concurrents. Ce succès est, selon moi, dû à quatre facteurs:

1- La qualité des produits;

2- Les prix concurrentiels;

3- La rapidité du service;

4- Une tradition de confiance qui a su transcender le temps et les générations.

SYLVIE LACOMBE POURSUIT LA TRADITION

M. Bernard décède en 2005. S’ensuit alors la première transaction de l’histoire de l’entreprise. La célèbre cantine passe des mains de la famille Bernard à celles de la fratrie Lacombe de Sainte-Madeleine.

La propriété de l’entreprise est à nouveau transférée le lundi 28 avril dernier, cette fois au sein de la famille Lacombe. Les frères cèdent alors leurs actions à leur sœur Sylvie. 

Afin de préparer et de réaliser sa transaction, Sylvie, en femme d’affaires avisée, a approché Desjardins Centre financier aux entreprises de la Vallée-du-Richelieu. Mme Johanne Mercier, directrice de comptes, marché commercial l’a reçue, laissons-lui la parole: «Sylvie est une femme passionnée, avec un sens des affaires très développé. Elle était bien préparée et a démontré, à chacune de nos rencontres, qu’elle possède de grandes qualités et capacités de gestionnaire.»

Pour consolider son dossier, Sylvie Lacombe a également approché un autre précieux partenaire, la Banque de développement du Canada.

Avec un dossier intègre, bien documenté, rempli d’informations pertinentes, et ayant démontré sa capacité de gestionnaire en regard de l’avenir, Sylvie, accompagnée de deux solides institutions, a pu procéder à la transaction en toute harmonie. Depuis, Sylvie applique son plan de match à la lettre.

Elle devenait ainsi l’unique propriétaire de la Cantine Bernard. C’est une femme de caractère, délicate, mais dotée d’une incroyable vitalité, d’une énorme capacité de travail, de leadership et du désir absolu de toujours offrir le meilleur, tant aux siens qu’à sa clientèle. Elle m’inspire l’expression suivante: «Avec Sylvie, pas de compromis!» Ainsi, l’âme de M. Bernard repose en paix.

Je connais Sylvie depuis 28 ans. Elle a toujours su relever des défis. Je l’ai longtemps admirée en silence, mais aujourd’hui, je lui dis. Elle a deux enfants, Matthew et Marie-Lou, qu’elle a pratiquement élevés seule. Les deux femmes de cette famille ont déjà fait dire à un client, que j’ai entendu: «Elles n’ont pas les deux pieds dans la même bottine!» C’est tellement vrai.

Je suis retourné récemment au restaurant pour passer une commande. Un autre commentaire est venu à mes oreilles: «Icitte, ça niaise pas avec le puck!»

C’était hallucinant de voir la rapidité avec laquelle Sylvie prenait les commandes. Marie-Lou et le personnel me faisaient penser à ce que les p’tits lutins du Père Noël doivent vivre quand ils sont débordés la veille de Noël. L’action m’étourdissait! Plus incroyable encore, il n’y avait aucune erreur, ni dans la commande, ni dans la facturation. Et d’ajouter Sylvie: «Vous savez, personne n’est parfait, mais mon équipe vise toujours l’excellence.»

C’est vous dire tout le leadership qui habite cette petite femme, mais combien grande par sa vision et son intégrité entrepreneuriale, ainsi que par sa conscience environnementale. Elle précise: «Nous faisons beaucoup de récupération de plastique, de papier, de carton et de graisse. Nous avons de plus une terrasse non-fumeurs, mais nous respectons aussi les fumeurs qui peuvent être libres de jouir de leur plaisir en plein air.»

Sylvie, à titre de propriétaire unique, quelle est maintenant votre mission?

«Facile, Denis: faire la meilleure poutine au monde!»

Alors faites comme moi, et arrêtez-vous à la Cantine Bernard, sur la route 116 à Sainte-Madeleine, pour saluer Sylvie. La cantine a pour tradition d’être ouverte dès le début de février jusqu’à la mi-décembre et ceci, même les jours fériés, de 10 h à 20 h inclusivement.

Sylvie tient à remercier chacun de vous, membres de sa fidèle clientèle, pour les 53 ans de succès de la Cantine Bernard.

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