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Agir ici et maintenant

Selon des observations de la NASA, la planète a connu en 2015 le mois d’octobre le plus chaud depuis que l’on a commencé à relever les températures, en 1880. Des statistiques percutantes qui en annoncent d’autres et qui, peut-être, confondront les climato-sceptiques. On verra, une fois terminée la Conférence sur le climat à Paris, si les dirigeants de ce monde sauront nous convaincre qu’ils vont tout faire pour réduire l’impact du développement et de la croissance économique sur notre planète.    

Les pays riches du Nord, incluant l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ont été – et continuent d’être – les principaux pollueurs. Sur le plan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ils n’auront pas d’emprise sur la Chine et les pays émergents s’ils ne consentent pas à les aider d’une manière ou d’une autre. On n’a qu’à penser aux moyens technologiques et au savoir-faire que les premiers peuvent transférer aux seconds afin de diminuer les effets néfastes de l’activité humaine sur l’environnement.

Il me semble que l’enjeu de l’environnement, plus on en parle, plus on s’en désintéresse rapidement; la prise de conscience de l’urgence d’agir paraît encore lointaine. Rappelez-vous que lors de la dernière campagne électorale, l’affaire des huit milliards de litres d’eaux usées (réduites ensuite à 4,9 milliards, mais quand même!) que la Ville de Montréal comptait déverser dans le fleuve Saint-Laurent – ce qui a finalement été fait du 11 au 14 novembre dernier –, a frappé l’imaginaire des gens. Un événement-choc qui a fait les manchettes de plusieurs journaux dans le monde, avant d’être éclipsé par un autre événement-choc, les inqualifiables attentats de Paris.

Les réactions suscitées par le déversement à Montréal nous ont aussi fait découvrir, par la bande, que plusieurs centaines de villes et de municipalités rejettent, elles aussi, leurs eaux usées dans les cours d’eau. Chaque année, c’est un total de 45 000 déversements qui ont lieu en toute légalité. Il faut reconnaître que Québec est intervenu au cours des 30-40 dernières années en investissant massivement pour construire des usines d’assainissement. Mais il y a encore énormément de travail à faire, parce que l’on ne connaît pas vraiment les conséquences de ces déversements sur les milieux de vie que constituent les cours d’eau.

C’est le cas avec la rivière Richelieu, qui reçoit à la hauteur de Beloeil, de Mont-Saint-Hilaire, d’Otterburn Park et de McMasterville, pour ne citer que ces municipalités, beaucoup de surplus d’eaux usées que l’usine d’assainissement n’est pas en mesure de traiter lors des fortes pluies ou de la fonte des neiges. Des travaux de remplacement des anciennes conduites combinées ont néanmoins été réalisés, et ils doivent se poursuivre. Agir ici et maintenant devient alors un geste responsable, une marque de respect envers cet environnement que nous chérissons tant.

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